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| | La rancur est - elle naturelle ? |
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| Lorsque vous avez subi continuellement rabaissements / humiliations, que vous avez été le défouloir dune tierce personne pendant une bonne partie de votre vie, vous avez été victime dactes intentionnels, répétés, et injustes. Ces actes étaient purement gratuits voire infondés et navaient dautre but que de vous faire mal. Comment imaginer ne pas éprouver de la rancur ?
La rancur est sentiment de mélancolie, une amertume tenace due à une profonde injustice ou déception. Elle apparaît alors justifiée et dautant plus naturelle que, même si nous pardonnons, nous noublions jamais ce qui nous marque à vie.
A titre dexemple, un enfant gaucher noubliera jamais le fait davoir été contrarié, obligé décrire de la main droite, dattirer tous les regards sur sa différence. Il a vécu une injustice qui générera une blessure ancrée dans sa mémoire.
Cette rancur devient rancune lorsquelle est accompagnée du désir de se venger. Elle revêt alors un caractère obsessionnel au point que la volonté de rendre la monnaie de sa pièce à lauteur de loffense peut être très consommateur dénergie. Faut-il donc satisfaire ce désir ? Tout est question de mesure et tout dépend de lobjectif visé. La réponse à une offense doit sinscrire dans un cadre légal : un acte physique tel quun meurtre ou un viol ne peut se réparer par un acte de même nature ; ce serait alimenter une escalade de violence comme on en voit à travers le monde. En revanche, des vexations réitérées méritent quon y mette un terme et que lon fasse éprouver à son auteur leffet que cela produit.
De toutes les façons, ce ressenti mérite dêtre respecté et dêtre entendu, notamment par leurs auteurs, car le nier ou le minimiser cest bien sûr refuser de porter la responsabilité de ses actes mais aussi être indifférent à la souffrance de lautre, voire la mépriser.
Cela passe souvent par des paroles du type : « tu fais erreur, je navais pas lintention de
», « cest de lenfantillage », « tu te vexes pour un rien », « il y a des choses plus graves dans la vie »,
. Au moyen de ces propos, on vous suggère que vous fonctionnez de manière « anormale ». On cherche à vous indiquer ce que vous devez penser ou ressentir, à avoir lascendant sur vous et à disposer dun droit sur votre conscience.
Nous avons le devoir de nous protéger contre ce type de comportement. Il importe à chacun dêtre plus vigilant et cela sapplique aussi bien à lauteur des faits, comme à la victime
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| | mesurer ses paroles en évitant les propos blessants, avilissants,
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|  | être respectueux des autres et de leur ressenti, |
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| | ne pas laisser les sous-entendus, les non-dits sinstaller |
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| | ne pas laisser le premier acte gratuit en démasquant demblée son auteur aux yeux de tous. |
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| Les excuses et les promesses à répétition ne réparent rien. |
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| constituent pas des circonstances atténuantes : tout ce qui est dit et fait sous lemprise de ces comportements est pensé car la personne ne se contrôle plus et exprime ce quelle ressent au plus profond delle-même. Les attitudes excessives et substances sus-mentionnées ne sont que des inhibiteurs. |
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| Cest pourquoi ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que lon vous fasse ! Une conduite saine envers autrui doit prendre appui sur deux qualités essentielles qui sont le respect à tout âge et la sincérité.
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| © Michel GUERIN. | |
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